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cycle 2019-2020.

 

POUVOIRS DE L'AUTORITÉ

 

« Lorsque les pères s'habituent à laisser faire leurs enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus au-dessus d'eux d'autorité de rien, ni de personne, alors c'est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie » Platon, La République, VIII.

 

 

Platon nous invite à réfléchir à la fonction de l'autorité dans une société : une jeunesse qui ne reconnaît pas la loi deviendrait tyrannique. Ce n'est pas sans nous rappeler ce que Sigmund Freud met au travail dans Totem et Tabou : la civilisation se fonde justement sur ce passage du joug de la puissance de l'un - le père de la horde primitive - à l'autorité symbolique consentie par le groupe des pairs qui renoncent à leur liberté individuelle pour se placer sous l'ordre de la Loi.

Comment alors penser le malaise dans notre civilisation ? Quelle place prend aujourd'hui l'autorité morale, savante, juridique ou encore politique, au regard de l'Histoire ?

Parallèlement à ce mouvement qui s'imposerait davantage de l'extérieur, nous pouvons nous interroger sur ce qui fait autorité en soi, dans une fonction tiercéisante, voie d'issue d'une conflictualité interne. Il apparait nécessaire de penser cette question tant à un niveau intra-psychique qu'à un niveau inter-subjectif, pris dans une dimension familiale où l'enjeu épineux de la transmission est à l'oeuvre.

Ainsi, soutenir l'idée que le processus d'autorité proscrit tout autant qu'il prescrit, reviendrait à penser qu'une telle position aide l'environnement maternant à accompagner l'enfant dans la construction de sa vie psychique. Ne serait-il pas le moyen d'ouvrir le sujet à une forme de transitionnalité nécessaire pour appréhender ses relations au monde, entre fantasmes et pulsionnalités ?

Quelle place prend alors l'instance surmoïque dans ce rapport à l'autorité ? Comment comprendre que cette conflictualité puisse être au profit d'une organisation, d'une désorganisation, ou encore d'une réorganisation psychique ?

Le sujet, la famille, les institutions, l'Institution, semblent continuellement traversés par ces mouvements. En effet, nos pratiques cliniques témoignent de cette mise en tension qu'il semble si précieux d'élaborer.

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BIBLIOGRAPHIE