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cycle 2018-2019

 

PROCHAINE CONFÉRENCE : MERCREDI 16 JANVIER 2019 à 20H30

Thierry PAQUOT

Philosophe de l'urbain

Discutant : Sandrine DENIS, psychologue

Habiter pour quelle topophilie ?

 

Après avoir rappelé ce qu'habiter signifie existentiellement, il s'agira de se positionner eu égard aux diverses disciplines (sociologie, anthropologie, écologie, géographie, psychologie, psychiatrie, etc.) qui usent également de ce terme. Puis d'entrer dans le vif du sujet, celui de la topophilie et de son devenir dans ce monde tourmenté à la fois, primo par les technologies communicationnelles qui suppriment les distances et instaurent le règne de l'accélération, de l'instantanéité et de l'ubiquité ; secundo par la question environnementale, dont le dérèglement climatique et ses répercussions sur la « climatique » de chacun. Notre rapport à la Terre, au sol, au lieu est considérablement chahuté et il nous faut réexaminer la topoanalyse de Gaston Bachelard, la proxémie de Edward Hall, la maison comme miroir de soi de Clare Cooper-Marcus et tenter de fiancer temporalités et territorialités afin de saisir le lieu de notre ancrage, ancrage mobile, portable, paradoxal. D'autant plus que le sédentaire
dorénavant se déplace sans cesse, ignorant tout de l'ailleurs, et le nomade s'avère condamné à migrer d'exclusion en exclusion. Ainsi la topophilie se réduit imperceptiblement, tout territoire équivaut à un autre. Que devient alors la nostalgie ? Où vivre sa solitude recherchée ? Et si l'enfance n'était plus un pays mais une banale « tranche » chronologique ?

BIBLIOGRAPHIE SUCCINCTE

- « Demeure terrestre. Enquête vagabonde sur l'habiter », Edition La Découverte, 2005
- « Habiter, le propre de l'humain, Villes, territoires et philosophie », Edition La Découverte, Collectif sous la direction de M. Lussault, C. Younés et T.Paquot, 2007
- « Désastres urbains. Les villes aussi sont mortelles », Edition La Découverte, 2015